Souvenir, souvenir… septembre 2026
Un très bon petit groupe Eneo a répondu à l’appel du patrimoine, en ce jour très ensoleillé où on n’a pas été obligé d’emmener nos parapluies… Nous étions une cinquantaine ! Le car fut bien rempli.
Voici un petit résumé et quelques photos souvenirs…
La cristallerie
Fondée en 1826 à Seraing, la Cristallerie du Val Saint Lambert c’est le fleuron mondial du savoir-faire verrier et de l’art du cristal coloré ! Cocoricooo ! Nos mirettes émerveillées ont pu voir le célèbre « rouge Val Saint Lambert » et bien d’autres merveilles. Certains d’entre nous avons reconnu quelques verres que nous avions dans nos armoires et appris qu’ils contiennent du plomb… et que leur usage quotidien n’est vraiment pas une bonne idée.
Survol en montgolfière
C’est peu dire que le site est impressionnant. Nous avons appris que les ouvriers que j’aurai tendance à rebaptiser les Oeuvriers tant leur métier était artistique, logeaient sur place avec tout un système organisé pour leur bien-être et assurer la pérennité de l’entreprise et assurer la relève. Nous avons pu comparer l’étendue de la cristallerie à l’époque de son age d’or et actuelle… Et les plus chanceux ont même pu le survoler en montgolfière !
Le hiboux
Installée dans une ancienne abbaye cistercienne, la Cristallerie a conquis les cours royales et internationales grâce à ses techniques de taille profonde et de doublage de verre et tout un savoir-faire dont je n’ai pas retenu les détails. Rappelons-nous le fameux hibou gravé et même de l’intérieur ! J’ai eu beau tenté d’imaginer, je ne sais pas comment a fait l’artiste, ça m’épate ! Quelle finesse… Il aurait été bien dans mon salon.
Le joli vibrato de Lisette
Une visite de deux heures avec les explications d’une guide qui parlait plus que moi ( faut l’faire ! ) nous a fait passer ensuite par une pièce où trônait une œuvre géante et toute ronde entièrement conçue en briquettes de verre. C’est alors que la guide a demandé : « Y a-t-il un chanteur parmi vous ? » A peine la question posée que la plus intrépide de notre groupe, Lisette, (qualifiée pour le défi vu le nombre d’émission de N’oubliez pas les paroles qu’elle a pratiquées avec brio) a élancé sa jolie voix et laissé rayonner son vibrato dans cette sphère qui aurait pu contenir dix personnes voir plus.
Le clou du spectacle…
Au bout de la visite du musée, c’est finalement sans voix que nous nous sommes posés un instant. Là, devant nous, l’immense vase monté en puzzle et son histoire rocambolesque : le vase des neuf provinces.
Le vase des 9 provinces
1894, le designer Léon Ledru crée le Vase des Neuf Provinces. Un vase giiiiigantesque très élégant de 2 mètres 25 de haut et de 200 kilos. Conçu comme un puzzle il doit être désassemblé et réassemblé en cas de déplacement, c’est d’un pratique… Au total, de plus de 80 éléments en cristal. Le travail a demandé 2 000 heures de travail. Aujourd’hui, une seule personne est capable de le démonter et de le remonter à l’endroit.
Oufti, on a failli le perdre !
Son arrivée, où plutôt devrais-je dire son retour au Val St Lambert pourrait faire l’objet d’un roman d’aventure. Car cet œuvre magnifique… que dis-je… époooooustouflante !!! fut tout d’abord créée pour une Exposition internationale, à Liège en 1930… Notre désormais trésor culturel à failli partir hors de nos frontières, vendu, adios, bye bye ! …. oufti ! Une histoire de sous sous, j’en passe et des meilleures or c’est un rachat collectif un peu in extremis si j’ai bien compris qui a permis de le faire atterrir au Musée Curtius… avant de le rapatrier à la maison, aux cristalleries. Les crises diverses traversées par la manufacture sont maintenant reléguées au passé. Le vase spectaculaire a été officiellement classé Trésor culturel par la Fédération Wallonie-Bruxelles. On l’a tous bien vu et, franchement, on se sentait assez petit devant lui !
Le souffleur liquéfié
Nous avons terminé la visite en admirant quelques minutes un jeune et joyeux souffleur de verre français en terre de Belgique. Devant nos yeux toujours émerveillés il a façonné en deux coups de ciseaux et quelques coups de flammes un splendide petit chat. On aurai aimé en voir plus en ce qui concerne le soufflage… mais le souffleur avait l’air d’être autant en fusion que son verre fondu, devant ses fours à plus de mille degrés qui ne s’éteignent jamais. Et puis, les portes de l’atelier allaient fermer. Nous avons donc pris la direction du parc, sorti nos petites collations car il faisait bien soif et bavardé joyeusement sous les grands arbres. Ça nous a rappelé des souvenirs d’école, le temps était de la partie, le cadre très beau.
Le patrimoine c’est aussi dans chacun de nos cœurs vivants
Une après-midi bien utilisée, une immersion fascinante au cœur du patrimoine industriel et artistique wallon… en nous rappelant que nous en faisons partie également. Je suis persuadée que chacune de nos histoires personnelles, de la plus grande, à la plus petite est ce qui construit notre chère terre Belle’ge ! Et il y en aurait à raconter et plus d’une bibliothèques à remplir ! Nous avons été ramenés à bon port par le chauffeur et son bus super confortable… Nous avons rejoint notre bord de Meuse si agréable placé sous la bonne garde de nos oies blanches. Qu’est-ce qu’on a eu bon ! Vivement la prochaine !
Texte & photos – Signé : Votre dévouée Bidouille
Pour les photos, le programme n’en fait qu’à sa tête… il m’a tournicoté certaines photos… je vois si j’arrive à redresser cette carabistouille… sinon gaffe aux torticolis…
Photo :


















































































